Données Ressources Minérales

 
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Introduction

Introduction

Le SIG « Ressources France » a pour vocation de rassembler toutes les données d’une histoire minière vieille de plusieurs siècles, les mettre à disposition d’un large public afin d’en faire la carte de référence et de fournir l’environnement scientifique nécessaire à une meilleure compréhension de ce que fût cette histoire : géologie, géochimie, géophysique ,éléments économiques (productions par périodes, par substances, ratio production / importation), districts et bassins miniers.

Rappel historique sur l’activité minière métropolitaine

La France a une tradition minière très ancienne : des vestiges d'exploitations antiques de cassitérite sont connus près des côtes, en divers points de Bretagne, du Limousin, des Pays de Loire (Langonnet, Abbaretz, Montebras). La métallurgie du fer apparaît en Europe occidentale peu après la fin du premier millénaire avant J.C. et des vestiges d'exploitation et de traitement sont connus en France dès 700 avant J.C.. Du Vème au 1er siècle avant J.C., les Celtes occidentaux acquièrent une maîtrise avancée de l'exploitation et du traitement des minerais ("aurières" et "stannières" du Limousin et de Bretagne) : on estime que 500 t d'or sont produites au cours de cette période (– 1200 à – 50 ans).

La période gallo-romaine marque le développement des exploitations de plomb et d'argent (Pierrefitte, Les Bormettes, etc.), des exploitations du cuivre par grillage de la pyrite à Sain-Bel, dans l'Est de la France (Sainte-Marie-aux-Mines, Saint-Avold), dans les Pyrénées (Banca, Baigory) et dans les bassins permiens du sud de la France (Brive, Saint-Affrique). Les minerais de fer furent aussi largement utilisés (Pyrénées, Montagne Noire, etc.).
Après le démantèlement de l'Empire romain et les invasions, il faut attendre la fin du 1er millénaire pour retrouver des traces de relance de l'activité dans l'est de la France (Sainte-Marie-aux-Mines). On commence à utiliser le charbon dès les XIIIème et XIVème siècles dans le bassin de Saint-Etienne, puis en Sarre et Lorraine. L'époque de la Renaissance, jusqu'au XVIIème siècle, n'apparaît pas comme une période de grande exploration minière en France.

Lors de la révolution industrielle des XVIIIème et XIXème siècles, l'activité minière progresse de façon considérable en France comme dans le reste de l'Europe. L'exploitation du bassin charbonnier de Saint-Etienne s'accélère, le bassin du Nord est découvert en 1714. Durant la première moitié du XIXème siècle, se développent les premières mines de lignite et de schistes bitumineux (Autun) et de nouveaux minerais apparaissent : tungstène (Monts de Blond), manganèse (Romanèche), zinc, puis un peu plus tard pyrite, antimoine, talc, phosphate. La découverte des procédés Bessemer (1856) pour l'acier et Thomas (1878) pour la déphosphoration de la fonte dérivée du minerai de fer lorrain permet un essor considérable de la production minière et des aciéries.
L'aluminium fut produit très tôt en France, suite aux découvertes de Sainte-Claire Deville et des métallurgistes Héroult et Hall en 1886 (électro-métallurgie), à partir de son minerai principal, la bauxite, exploitée dès 1885. La fluorine, fondant utilisé dans la métallurgie de l'aluminium fut dès lors recherchée et exploitée activement.

L'histoire minière française du XXème siècle a été marquée par l'augmentation constante de la taille des exploitations minières, couplée à une diminution parfois très forte du nombre de mines productives et à un abaissement des teneurs, dûs aux progrès technologiques et à l'adaptation à la concurrence internationale. On peut souligner un ralentissement des activités en métropole durant la première moitié du siècle, par les influences combinées des deux guerres mondiales, de l'attention prioritaire donnée au domaine colonial – ou international pour les sociétés exploitantes - et de la crise économique de 1929.
Depuis la seconde guerre mondiale, on note principalement le formidable effort national entrepris pour diminuer la dépendance énergétique de la France : parallèlement à la mise en chantier de nombreux barrages hydroélectriques, il faut signaler l'augmentation rapide de la production de charbon, qui atteignit le record de 60 Mt (charbon + lignite) en 1958 ; les efforts d'exploration pétrolière, avec les découvertes du pétrole de Parentis (1954) et du gaz de "Lacq profond" (1951-1957) ; les débuts de l'exploration et les premières exploitations d'uranium dans le Forez (1946). Les découvertes et mises en exploitation de Saint-Renan (Sn, 1957), Largentière (Pb-Zn-Ag, 1958), Saint-Salvy (Zn-Cd-Ge, 1964), Salau (W, 1970), Chaillac (barytine), Les Farges (Pb, Ag, Ba) furent des succès révélateurs du dynamisme des "trente glorieuses". En 1964 fut mis en place le "plan cuivre".

En 1973, le premier choc pétrolier mit en lumière la vulnérabilité de la France dans le domaine non seulement de l'énergie mais aussi dans celui des matières premières minérales. Les pouvoirs publics décidèrent alors d'entreprendre l'Inventaire des ressources minières du territoire métropolitain, gros effort d'exploration systématique qui fut réalisé de 1975 à 1992. Le second choc pétrolier en 1979 et la flambée parallèle du prix de l'or provoquèrent un rush d'exploration généralisé sur ce métal au début des années 1980. Les travaux réalisés dans le cadre de l’Inventaire des Ressources minières du territoire métropolitain ont abouti à la découverte ou au développement de nombreux gîtes nouveaux et amélioré de façon spectaculaire la connaissance du sous-sol national : une centaine de sujets neufs directement issus de l’Inventaire a été présentée à la profession minière de 1975 à 1991, après avis du Comité de l'Inventaire (fichiers pdf). Un renouvellement profond de la métallogénie du territoire métropolitain a accompagné ce formidable effort de prospection, qui a conduit à la découverte de types gîtologiques ainsi que de véritables provinces métallogéniques tout à fait inédits.

Depuis les vingt dernières années, l'activité minière française a subi un déclin inexorable. Dans le domaine de la mine métallique, seul l'or, qui a bénéficié de cours soutenus et de la relance des efforts d'exploration des années 1980, n'a pas suivi la même évolution. Le métal a même atteint de nouveaux records de production en 1995 (5 931 tonnes d'or produites sur le territoire métropolitain). [ Productions et ressources métropolitaines ]
Hormis les matériaux de carrière, l'industrie extractive en France au début du troisième millénaire n'est plus représentée que par quelques rares exploitations en fin de vie (charbon, lignite, fluorine, barytine) et par une exception : la carrière de talc de Trimouns dont les réserves sont considérables et la production très demandée sur le marché intérieur et à l'exportation (gisement détenu par une filiale du groupe britannique Rio Tinto).

Définitions dans le code minier français

Il peut être utile de rappeler ici ce que définit comme gîtes et substances minérales le code minier français

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Dernière mise à jour : 21/12/2007 12:29:25


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