Données Ressources Minérales

 
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Substances métalliques

Les minerais métalliques (d'après Deschamps et al., 2002, modifié)

Parmi la cinquantaine de métaux produits en quantité significative dans le monde, quelques-uns (Na, Ca, Mg, Ba, etc.) sont extraits de substances classées parmi les minéraux industriels ; les autres, dont une quinzaine a été exploitée activement en France, proviennent de minerais métalliques comme minerai principal, co-produit ou sous-produit.

La France n’assure actuellement plus aucune production métallique sur le territoire métropolitain : les dernières mines ont fermé en 2004.

Le potentiel français reste cependant diversifié et la production nationale passée a été dominée, hormis l’or et l’uranium, par un certain nombre de métaux tels que le fer, l’aluminium, le plomb et le zinc, l’antimoine, le tungstène et l’étain (voir table 1) :

Substances

Unité

Production cumulée (fin 1999)

Année record

Ressources

Production

Période

Production

Année

Réserves

Potentiel

Minerais métalliques

 

  Uranium

  t de métal

  78273

  1946 - 1999

  3389

  1987

  nd

  25000

  Or

  t de métal

  185,6

  1900 - 1999

  5,931

  1995

  nd

  nd

  Argent

  t de métal

  5014

  1800 - 1999

  93,4

  1977

  nd

  2000

  Zinc

  kt de métal

  2350

  1837 - 1993

  42

  1977

  nd

  2850

  Plomb

  kt de métal

  1800

  1800 - 1991

  32,5

  1978

  nd

  1000

  Cuivre

  kt de métal

  70

  -1988

  1,6

  1988

  nd

  300

  Fer

  Mt de minerai

  4000

  1750 - 1999

  66,9

  1960

   

  2500

  Aluminium

  Mt de bauxite

  101

  1885 - 1991

  3,4

  1972

  45

  350

  Etain

  t de métal

  11800

  1813 - 1986

  453

  1970

  nd

  50000

  Manganèse

  kt de minerai

  875

  1830 - 1949

  38,9

  1898

   

  160

  Tungstène

  t de WO3

  26600

  1812 - 1986

  1409

  1986

  nd

  75000

  Antimoine

  kt de métal

  130

  1860 - 1991

  50

  1908

  nd

  26

  Bismuth

  t de métal

  1700

  1950 - 1980

  100

  1976

  nd

  3500

  Arsenic

  kt de métal

  300

  1898 ? - 1984

  5,9

  1982

  nd

  250

  Cadmium

  t de métal

  2869

  - 2003

  139

  1993

  nd

  nd

  Germanium

  t de métal

  400

  1975 - 1993

   

   

  nd

  nd

Combustibles minéraux

 

  Charbon

  Mt de charbon

  4740

  1714 - 1999

  57,7

  1958

  178

  1400

  Lignite

  Mt de lignite

  166

  1714 - 1999

  3,17

  1975

  32

  300

Minéraux industriels

 

  Fluorine

  Mt de CaF2 contenu

  10,99

  1861 - 1999

  0,37

  1972

  nd

  10

  Barytine

  Mt de BaSO4 contenu

  6,46

  1896 - 1999

  0,236

  1980

  nd

  8.5

Tabl. 1 : Productions et ressources métropolitaines (d'après Béziat et al., 1995), actualisées à fin 1999.

On distingue classiquement :

- l’uranium : l’uranium est essentiellement utilisé en tant que substance énergétique (matière première de l’électricité nucléaire) et en partie pour des usages militaires. Il est à noter que l'uranium était exclu des substances concernées par l’Inventaire minier.

- les métaux précieux (Au, Ag, platinoïdes) : l’or a constitué une des thématiques principales de l'Inventaire à partir des années 1980. L'argent a été presque uniquement un sous-produit des mines d’or et de plomb-zinc. Les éléments du groupe du platine (Pt, Pd, Ir, Os, Rh et Ru), n'ont pas été décelés en France métropolitaine.

- les métaux de base (Pb, Zn, Cu) : l’expression "métaux de base", prise dans son sens usuel recouvre plomb, zinc et cuivre. De nombreux sous-produits sont dérivés de l’exploitation de ces métaux, le plus souvent associés en minerais polymétalliques : la pyrite (source importante de soufre jusque vers 1960, en forte régression depuis sous l'effet de la concurrence du soufre issu du gaz, du pétrole ou du grillage des minerais sulfurés), les métaux précieux (Au et Ag), et certains métaux spéciaux (« petits métaux ») tels que cadmium, germanium, indium, etc.. Le cuivre, d’abord utilisé comme bijou et monnaie est connu depuis le VIIIème millénaire avant notre ère. L’utilisation du plomb s’est développée plus tardivement, à l’époque gallo-romaine. Le zinc est d’utilisation beaucoup plus récente (protection des aciers et des toitures). En France, les gisements de métaux de base sont encaissés dans des roches variées : sédimentaires, volcano-sédimentaires et plutoniques d’âge Protérozoïque supérieur, Paléozoïque ou Mésozoïque pour la plupart des gisements. Les corps de minerai présentent des morphologies d’amas, couches ou filons. Les minerais principaux sont essentiellement des sulfures (galène, sphalérite, chalcopyrite) et plus rarement leurs produits d’altération superficielle (oxydes, carbonates, sulfates, etc.). Les principales ressources identifiées en cuivre sont associées à des minéralisations polymétalliques à Zn-Pb dominants, pour l'essentiel issues de découvertes ou de valorisations réalisées dans le cadre de l'Inventaire.

- les autres métaux communs (Fe, Al, Sn) : la thématique « fer » n’a pas fait l’objet de travaux de recherche spécifiques dans le cadre de l’Inventaire national. Les productions et ressources françaises sont très largement dominées par le minerai de fer oolithique ("minette") du Lias supérieur du Bassin Lorrain, qui a produit environ 90 % du tonnage global. Les 10 % restants correspondent essentiellement aux minerais paléozoïques (Ordovicien) de l’ouest de la France. La bauxite (nom dérivé du village des Baux-de-Provence) est le minerai pratiquement exclusif de l'aluminium. Les bauxites pour alumine du Sud de la France ont fait, à la demande du Ministère de l'Industrie, l’objet d’un inventaire spécifique réalisé de 1976 à 1979 par le BRGM dans les départements du Var, des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault. L’exploitation de l’étain en France est connue depuis au moins l’époque gallo-romaine à Montebras (23), mais la production cumulée depuis le début du XIXème siècle (environ 10 000 t Sn de 1816 à 1986) reste insignifiante à l’échelle mondiale. La majorité de la production française provient du Massif armoricain.

- les métaux d’alliages (Mn, W, Mo, Nb, Ta, Sb, Bi, Cr, Co, Ni, Ti, V) : certains de ces métaux ont fait l’objet de productions parfois importantes (Sb, W) et/ou de mise en évidence de ressources nouvelles (Mo, Nb-Ta).

- les petits métaux et éléments rares (Cd, Ge, In, Ga, Li, Be, Hg, As, Zr, Terres Rares) : dans ce groupe ont été classés le cadmium, le germanium, l’indium, le gallium, le lithium, le béryllium, le mercure, l’arsenic, le zirconium et le groupe des terres rares (quinze éléments de la série des lanthanides). Ces substances sont pour la plupart des sous-produits valorisants ou pénalisants des métaux de base ou communs et sont rarement exploités seuls. La France détient des potentialités non nulles pour certains d'entre eux. D’autres éléments comme le sélénium, le tellure, le césium et le rubidium, le hafnium, le scandium et le rhénium, font en revanche défaut en France.

Remarques sur la fluorine et la barytine :
La fluorine, substance concessible, dépend du régime des mines (décret du 4 octobre 1960, art. 2, Titre 1er, Livre 1er du Code Minier), alors que la barytine est classée comme matériau de carrière. L’association fréquente entre ces deux substances, seules ou comme gangue des minerais métalliques (surtout plomb, zinc ou cuivre) ainsi que les similitudes de gisements font que l’exploitation de ces deux substances a souvent été associée à celle des métaux de base, comme co-produit ou sous-produit.

Le panorama des activités minières en France en 2000

La grande synthèse annuelle, le "Panorama des activités minières en France", a été publié pour la dernière fois en 2000 (Barthelémy et al., 2000 - publication de Service Ressources Minérales du BRGM). Cette synthèse montre que :

" …

Les trois branches extractives françaises suivent des évolutions différentes.

Concernant les énergies fossiles, le déclin se poursuit. Pour les hydrocarbures, dont l’extraction reste une activité marginale avec 1,42 Mt de pétrole brut (- 7,9 %) et 2,91 Gm3 de gaz brut (- 2,9 %), le terme des ressources est estimé à la fin de la décennie. Dans le cas de l’activité charbonnière, dont la fermeture économique ultime est prévue au cours du 2e semestre 2005, la production a chuté à 3 168 kt de houille (- 30,1 %) et 300 kt de lignite (- 46,2 %).

Du côté des métaux et de l’uranium, le déclin de l’extraction arrive à son terme en métropole, et bientôt la mine d’or de Salsigne sera la seule exception. Mais cette activité perdurera outremer grâce au nickel néo-calédonien et à l’or guyanais. La production d’or s’est élevée à 5 984 kg (- 8,4 %), et celle de la dernière mine d’uranium à 319 t (- 27,3 %). La production de nickel est revenue à son niveau d’avant 1999, avec 127 493 t (+ 15,8 %), tandis que celle de cobalt est restée stable vers 2 500 t. Enfin, la production pro parte nationale de magnésium a atteint 16 700 t. On notera que l’approvisionnement français est constitué pour près d’un tiers de métaux recyclés et, pour le restant, majoritairement d’importations dont la dépendance a été amplifiée par les hausses et la faiblesse de l’Euro face au Dollar.

L'activité extractive des roches et minéraux industriels est restée dynamique malgré l'accroissement des contraintes réglementaires. La Fédération des Minerais et Métaux a jugé le niveau d'activité 2000 globalement satisfaisant en dépit d’une balance commerciale déficitaire de 662,5 MF, car réalisé face à une concurrence étrangère agressive. Les substances concessibles, fluorine et sel, ont vu leur activité baisser en raison de la faiblesse de la demande, tandis que la production de potasse, dont l’arrêt définitif est programmé en 2003, poursuit son déclin. Pour les autres minéraux, l'activité a été particulièrement soutenue dans les domaines du kaolin (+ 17 % en tonnage), des feldspaths (+ 7 %), voire du talc (+ 0,9 %). La France conserve un rôle de premier plan pour certains marchés de niches, tels ceux de l'andalousite (1er producteur mondial avec 25 % de l’offre), de la diatomite (2ème producteur mondial avec 20 % de l’offre), des micas. Par contre, il faut noter la baisse continue d'activité pour les ardoises de couverture, les calcaires asphaltiques, voire, à terme, pour la barytine. Les difficultés d'accès à de nouvelles ressources, pourtant vitales pour notre industrie, sont parfois critiques, comme dans le cas de la silice en blocs utilisée en électrométallurgie.

…"

Le tableau suivant résume l'évolution de la production minière en France entre 1997 et 2000

 

Unité

Production minière en volume

  Or*

  kg

1997
1998
1999
2000

  4 400

  3 800

  3 500

  2 600

  Uranium*

  t

  580

  470

  425

  300

  Nickel*

  t

  135 000

  125 000

  110 000

  130 000

  Sel (toutes origines)

  t

  7 590 000

  7 740 000

  7 510 000

  7 070 000

  Soufre élémentaire

  t

  960 000

  870 000

  825 000

  800 000

  Potasse

  t

  720 000

  450 000

  345 000

  340 000

  Talc

  t

  360 000

  390 000

  405 000

  400 000

  Kaolin

  t

  320 000

  330 000

  330 000

  380 000

  Quartz

  t

  370 000

  280 000

  315 000

  340 000

  Fluorine

  t

  110 000

  105 000

  105 000

  105 000

  Bauxite

  t

  170 000

  105 000

  130 000

  125 000

  Barytine

  t

  77 000

  75 000

  76 000

  91 000

Tabl. 2 : Extrait des Chiffres-clés des matières premières minérale, Edition 2000-2001.
*en métal contenu, Source : SESSI, OMP

L'évolution en 2002 : La fin de l'exploitation minière en France : un tournant (Extrait du rapport annuel 2002 de la DGEMP)

L’année 2002 aura vu la poursuite d’un mouvement engagé au cours de la précédente décennie, tendant à l’arrêt de la production minière en France métropolitaine dans les secteurs du charbon et de la potasse, ainsi que de l’or. De plus, elle a été marquée par une accélération du calendrier de fermeture des derniers sites d’extraction de houille et de potasse.

Le charbon

Handicapé par des conditions géologiques et techniques défavorables, qui enlèvent toute rentabilité à son exploitation, et en outre fortement endetté malgré des aides financières annuelles de l’État, le groupe Charbonnages de France a été amené à programmer l’arrêt de son activité. D’ores et déjà, de nombreux sites d’extraction ont cessé leur activité : Carmaux, La Mure, Forbach en 1997, Decazeville, Alès, Blanzy, Aumance en 2001. Du fait de la décroissance des effectifs qui ne permettent plus d’assurer la poursuite de l’exploitation dans des conditions normales de sécurité, le calendrier d’arrêt des derniers sites prévu par le plan d’entreprise a du être anticipé. C’est ainsi que la mine de Gardanne a été arrêtée le 1er février 2003 et que les deux derniers sites d’extraction de Merlebach et de la Houve en Lorraine cesseront leur activité respectivement en juin 2003 et courant 2004.

La potasse

Filiale à 100 % de l’Entreprise Minière et Chimique (EMC), la société des Mines de Potasse d’Alsace (MDPA) est structurellement déficitaire depuis plusieurs années. Malgré les aides consenties par l’État à l’EMC, les pertes de la potasse ne peuvent plus être compensées par les résultats des autres filiales concurrentielles de l’EMC, ce qui a conduit à programmer l’arrêt de l’exploitation à l’horizon de la mi-2003. L’incendie survenu le 10 septembre 2002 dans le stockage souterrain de déchets ultimes de STOCAMINE, situé à proximité du site de production des MDPA, a conduit la direction de l’entreprise à anticiper la fin de l’extraction de potasse en Alsace dès octobre 2002.

Les mines métalliques

Les deux dernières compagnies minières ont été :

- La société des Mines d’Or de Salsigne (MOS) qui a produit jusqu’à 2 000 kg d’or par an et employé au maximum 175 mineurs. Confrontée à des cours de l’or déprimés pendant de nombreuses années, la société a connu des difficultés financières qui ont conduit à un redressement judiciaire en 1999 avec la perspective d’un lourd passif environnemental à la charge de l’État. La décision du 24 décembre 2000 de la Cour d’appel de Montpellier a mis fin au redressement judiciaire de MOS en arrêtant un plan de continuation. La société et ses actionnaires australiens ont ainsi décidé la mise en place d’un plan ordonné, tant au niveau social qu’environnemental, conduisant à la fermeture de l’exploitation à la fin de 2004.

- La COGEMA qui a fermé sa dernière exploitation en France (Mine d’or du Bourneix) en 2000. Son activité se limite aujourd’hui au réaménagement et au suivi des anciens sites.

Situation / Bilan en 2005

Le tableau suivant est une mise à jour, au moins jusqu'à fin 2003, du tableau 1. Des commentaires concernant ces mises à jour sont ajoutées, et les sources citées

Substances

Unité

Production cumulée (fin 1999)

Année record

Ressources

Observations et précisions sur les mises à jour

Production

Période

Production

Année

Réserves

Potentiel

Minerais métalliques

 

  Uranium

  t de métal

  78801

  1946 - 2002

  3389

  1987

  nd

  25000

  AJOUT 2000-2002 = 528 t. (dt 20 t issues de décontamination post-extractive, en 2002).

  Or

  t de métal

  194,22

  1900 - 2003

  5,931

  1995

  nd

  nd

  AJOUT 2000-2003 = 8,623 t. Réserves > 40 t (# 35 à Salsigne)

  Argent

  t de métal

  5017

  1800 - 2003

  93,4

  1977

  nd

  2000

  AJOUT 2000-2003 = 3,1 t

  Zinc

  kt de métal

  2350

  1837 - 1993

  42

  1977

  nd

  2850

  NÉANT (fin de la production de minerai zincifère en 1993).

  Plomb

  kt de métal

  1800

  1800 - 1991

  32,5

  1978

  nd

  1000

  NÉANT (fin de la production de minerai plombifère en 1991).

  Cuivre

  kt de métal

  71

   -1992

  1,6

  1988

  nd

  300

  AJOUT 1989-1992 = 0,9 kt.

  Fer

  Mt de minerai

  4000

  1750 - 2003

  66,9

  1960

   

  2500

  NÉANT (fin de la production de minerai métallurgique en 1997). Production de minerai non métallurgique pour ciments spéciaux : 0,089 Mt de 2000 à 2003 (et 0,134 Mt depuis la fin de la production de minerai métallurgique en 1997). La production cumulée n'est pas significativement modifiée.

  Aluminium

  Mt de bauxite

  101

  1885 - 1991

  3,4

  1972

  45

  350

  NÉANT (fin de la production de bauxite métallurgique en 1991). Production de bauxite non métallurgique, pour réfractaires et ciments spéciaux, de 1992 à 2003 = 1,885 Mt, soit une production cumulée de 102,9 Mt sur la période 1885-2003.

  Etain

  t de métal

  11800

  1813 - 1986

  453

  1970

  nd

  50000

  NÉANT (fin de la production de cassitérite avant 1986).

  Manganèse

  kt de minerai

  875

  1830 - 1949

  38,9

  1898

   

  160

  NÉANT ?

  Tungstène

  t de WO3

  26600

  1812 - 1986

  1409

  1986

  nd

  75000

  NÉANT (fin de la production de scheelite en 1986).

  Antimoine

  kt de métal

  130

  1860 - 1991

  50

  1908

  nd

  26

  NÉANT (fin de la production de stibine en 1991).

  Bismuth

  t de métal

  1700

  1950 - 1980

  100

  1976

  nd

  3500

  n.d. D'après Chronique R.M. n° 512, la mine de Salsigne aurait à elle seule produit # 20 kt de Bi : très > cumul cité.

  Arsenic

  kt de métal

  365

  1898 ? - 2002

  5,9

  1982

  nd

  250

  Estimation 1985-2002 = 66 kt. Arrêt définitif en 2002.

  Cadmium

  t de métal

  2869

   - 2003

  139

  1993

  nd

  nd

  AJOUT 1994-2003 = 1268,9 t de métal, en partie sur concentrés importés.

  Germanium

  t de métal

  400

  1975 - 1993

   

   

  nd

  nd

  NÉANT (fin de la production de minerai zinco-germanifère en 1993).

Combustibles minéraux

 

  Charbon

  Mt de charbon

  4748

  1714 - 2003

  57,7

  1958

  178

  1400

  AJOUT 2000-2003 = 3,166 + 1,972 + 1,483 + 1,7 Mt = 8,321 Mt. Fin d'exploitation en avril 2004.

  Lignite

Mt de lignite

  167

  1714 - 2003

  3,17

  1975

  32

  300

  AJOUT 2000-2002 = 0,298 + 0,324 + 0,147 Mt. Fin d'exploitation en janvier 2003.

Minéraux industriels

 

  Fluorine

  Mt de CaF2 contenu

  11,14

  1861 - 2003

  0,37

  1972

  nd

  10

  AJOUT 2000-2003 = 0,449 Mt.

  Barytine

  Mt de BaSO4 contenu

  6,809

  1896 - 2003

  0,236

  1980

  nd

  8,5

  AJOUT 2000-2003 = 0,349 Mt.

Tabl. 2 : Productions et ressources métropolitaines (d'après Béziat et al., 1995, mises à jour à fin 2003 - Ph. Gentilhomme)

(1) : les productions des exploitations toujours actives sont cumulées jusqu'en 2003 inclus ; les productions de celles qui ont cessé auparavant sont cumulées jusqu'à l'année de fermeture.

(2) Source : World Mining and Metals Yearbook / Annuaire Statistique Mondial des Minerais et Métaux, éd. 2004. (

3) Source : site http://www.industrie.gouv.fr/energie

(4) Source : site http://www.fedem.fr

Notes :

  • Des productions minières parfois notables (du moins en considérant l'industrie de l'époque) sont attestées avant 1860 pour l'antimoine, bien avant 1800 pour l'argent, sans nul doute avant 1750 pour le minerai de fer, bien avant 1900 pour l'or (période pré-romaine), bien avant 1800 pour le plomb (XVème s.), probablement avant 1714 pour les charbons (?). Il n'est pas possible, faute d'archives statistiques continues, de les recenser.
  • De petites productions de cobalt et de molybdène ont existé, dans les Vosges notamment. Toutes sont abandonnées depuis au moins 60 ans et aucune donnée quantitative n'est disponible.
  • D'autres productions de minéraux non métalliques, non citées dans ce tableau, ont existé (magnésite, phosphates, potasse) ou se poursuivent (andalousite, diatomite, feldspaths, gypse, kaolin, quartz industriel, sel, silex industriel, soufre, talc, etc.). Certaines ont une importance notable à l'échelle nationale (feldspaths, gypse, kaolin, sel, soufre) voire européenne ou mondiale (andalousite, talc).
  • Des productions minières notables (or, en Guyane) voire très considérables (nickel, en Nouvelle-Calédonie) proviennent en outre des DOM et TOM.

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Dernière mise à jour : 21/12/2007 12:29:25


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