Données Géochimiques

 
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Programme FOREGS : l'Atlas Géochimique Européen

Finalité & historique

Le concept d’un Atlas géochimique européen a pris naissance à la suite de l’accident nucléaire de Tchernobyl en 1986. Les différents états voisins de l’ex URSS se sont alors rendu compte qu’il n’existait aucune base de référence commune et fiable sur la dispersion naturelle des éléments radioactifs avant l’accident pour évaluer l’impact régional, voire continental, des polluants atmosphériques induits par cette catastrophe.

Un essai de corréler entre elles les différentes bases nationales s’est avéré impossible vu la diversité des milieux analysés, des méthodes de traitement des échantillons et de procédures analytiques.

Après dix années de tests (1988-1998) pour optimiser le choix des milieux de prélèvement, des éléments à doser et des méthodes d’analyses, et pour trouver les compromis en terme de coûts et de spatialisation de l’information, la décision de lancer l’opération était prise en 1998 par les directeurs des services géologiques européens rassemblés dans l’EuroGeoSurvey. Le projet FOREGS (FORum of European Geological Surveys) a alors vu le jour. Le financement sera assuré par chaque service européen.

Les phases d’échantillonnage normalisé, de traitement des échantillons et d’analyse ont duré quatre ans.

Un premier volume, publié en 2005 comporte la publication de 424 cartes de répartition des éléments à l’échelle européenne [Geochemical Atlas of Europe, part 1 - Background Information, Methodology and Maps - G.S. of Finland, Espoo 2005]. Un second volume intégrera l’interprétation de ces données en 2006.

Cliquer sur le lien pour afficher le poster de présentation réalisé en 1999, ainsi que le résumé final (2007, en anglais).

Pays participants :

Les services géologiques de 26 pays ont été impliqués dans ce programme ; ce sont ceux de : l'Autriche, l'Albanie, la Belgique, la Croatie, la République Tchèque, le Danemark, l'Estonie, la Finlande, la France, l'Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, l'Italie, la Lettonie, la Lithuanie, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, le Portugal, la République Slovaque, la Slovénie, l'Espagne, la Suède, la Suisse et le Royaume-Uni.

La coordination du projet et la cartographie ont été réalisées par le Service géologique de Finlande (R.Salminen).

Méthode

Pour limiter le coût global de l’opération une approche stratégique aléatoire, à très faible densité est adoptée pour l’échantillonnage : l’Europe est divisée en cellules carrées de 160km de côté calquées sur celles du GTN (Global Terrestrial Network, Darnley A.G. 1995). Dans chaque cellule 5 sites sont tirés au hasard. A proximité de ces sites, un drainage dans un bassin inférieur à 100 km² est sélectionné. En aval, dans le drainage majeur qui englobe le précédent un limon d’inondation est sélectionné (bassin de 1000 a 6000 km²). Au total, il y a donc pour la France 122 sites échantillonnés pour les eaux de rivière, les sédiments actifs et les sols (voir la carte de localisation des petits bassins ) et 114 sites pour les limons d’inondation (voir la carte de localisation des grands bassins )

localisation des petits bassins localisation des grands bassins

Sur chaque petit bassin de moins de 100 km² on prélève les matrices suivantes :

- les eaux de surface codées W : trois flacons conditionnés en fonction des éléments à doser. Les mesures pH, conductivité électrique (EC), alcalinité totale (méthode Hach) et radiométrie (comptage total) sont faites sur site ;

- les sédiments actifs tamisés sur place à < 150 µm, codés S : composite de 5 prises en amont du point ;

- les sols prélevés (composite de trois puits) dans le bassin versant à l’amont du sédiment : deux horizons, un horizon supérieur (code T : compris entre 10 et 30 cm) et un horizon inférieur (code C au contact du bed rock ou à –1,5 m maximum si pas de bed rock).

- la collecte d’un humus organique était prévue, mais ce matériel s’est avéré très rare sur les sites français (18 sites sur 115).

Sur le grand bassin aval on prélève deux échantillons de limons : un limon supérieur (code F) et un limon inférieur à –1,5 ou –1,8 m codé L, censé représenter l’état pré-industriel (les limons se déposent à une vitesse moyenne proche de 1 mm par an dans les paysages à relief peu contrasté comme le bassin de Paris).

Préparation et analyse

Les échantillons d’eau ont été expédiés aux 3 laboratoires européens sélectionnés pour les analyses de cations, anions, DOC et Hg (par la suite les résultats Hg, non fiables, ont été rejetés).

Les échantillons de sols et sédiments séchés à 40°C, ont tous été centralisés dans un laboratoire slovaque pour le broyage, le quartage et la réexpédition dans les 7 laboratoires européens retenus :

- BGS (UK), BGR (Allemagne), BRGM (France), GSF (Finlande), MAFI (Hongrie), PIG (Pologne) et NITG (Hollande).

Les méthodes adoptées (XRF pour les majeurs, ICP pour les traces, et autres pour certains dosages spécifiques) sont choisies pour permettre d’atteindre les valeurs de fond géochimique pour l’élément considéré.

Une procédure de contrôle qualité est mise en place et gérée par la Finlande qui est responsable du projet.

Tableau de Mendeleiev précisant les éléments analysés, selon les supports sols, eaux ou sédiments.

Chronogramme des opérations

1999-2002 : Echantillonnage et analyse dans les 26 pays. L’échantillonnage de la France (120 sites) a été effectué de fin 1998 et à mi 1999. Les analyses sont terminées.

2003-2004 : Constitution de la base de données européenne, contrôle qualité, mise en partage des premières cartes pour interprétation (accès réservé SG). Rédaction des textes d’introduction et d’interprétation des premières cartes du futur Atlas européen.

2005 : Ouverture d'un site présentant les résultats http://www.gtk.fi/publ/foregsatlas/.

cliquez ici pour entrer sur ce site

2005-2006 : Publication de l'Atlas →   Geochemical Atlas of Europe (vol 1 et 2 : interprétation des données)
Adresse pour l'acquérir : Reijo Salminen - Geological Survey of Finland - PO Box 96 - FI-02151 ESPO - Finland
Courriel : Reijo.salminen@gtk.fi

Utilisation des données

Lors de la réunion du comité FOREGS de novembre 2000, il a été décidé que les données resteraient la propriété de chaque service géologique pendant les trois premières années, avant de tomber dans le domaine public. Les formes de publication de l’Atlas seront diffusées largement et déclinées selon les publics visés : cartes thématiques, version CD-ROM, serveur sur le Internet, atlas scolaire, etc.

Ci-dessous, quelques exemples démonstratifs, pris parmi les quelques dizaines d'éléments analysés, sont présentés en visionneuse et accompagnés d'un texte explicatif. Cliquez sur l'élément désiré.

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Dernière mise à jour : 21/12/2007 12:28:42


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